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(Version 2)

Olivier Bruley

(L’auteur se réserve le droit de censurer les commentaires qui seraient injurieux ou méprisants, qui se réduiraient à d’inutiles manifestations de colère ou de mauvaise humeur, ou dont la syntaxe et l’orthographe seraient trop fautives pour être d’hommes vraiment capables de donner sens et forme à leur pensée, ce qui se conçoit bien s’énonçant clairement, comme chacun sait. Il rappelle que les plus sots de ses lecteurs, s’il en a, sont priés de se taire, ainsi que les éternels indignés, croit-il bon d’ajouter. Il est enfin toujours prêt à être détrompé, mais à condition, bien sûr, qu’on lui montre son erreur, au lieu de seulement la lui reprocher.)

02/08/2006

02/08/06 - 00:38

Toute interprétation est délire.


« Ieurre trouva cela obscur et, plus clairement, hors sujet. R. répliqua que quand cela serait tout à fait clair, alors ce serait de plus en plus impénétrable, inexplicable. C’était moins de la carence du sens qu’il fallait se plaindre que de l’abondance des explications. Il n’y avait pas d’interprétation délirante parce que toute interprétation était délire. »


Pascal Quignard, Carus, Gallimard, 1979, collection Folio, page 116.


Et dans Le Sexe et l’Effroi, (collection Folio, page 341) : « […] C’est Jacques de Voragine qui porte une pierre à cet amas de ruines que j’ai désiré rassembler, et une preuve à mon délire. Parce que toute interprétation est un délire. »

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