02/08/2006Toute interprétation est délire.
« Ieurre trouva cela obscur et, plus clairement, hors sujet. R. répliqua que quand cela serait tout à fait clair, alors ce serait de plus en plus impénétrable, inexplicable. C’était moins de la carence du sens qu’il fallait se plaindre que de l’abondance des explications. Il n’y avait pas d’interprétation délirante parce que toute interprétation était délire. »
Pascal Quignard, Carus, Gallimard, 1979, collection Folio, page 116.
Et dans Le Sexe et l’Effroi, (collection Folio, page 341) : « […] C’est Jacques de Voragine qui porte une pierre à cet amas de ruines que j’ai désiré rassembler, et une preuve à mon délire. Parce que toute interprétation est un délire. » |